Dance Little Transistor

"I'm The Pilot"

Good Shoes: Grand Mix (30/01/2010)

Hier soir se produisaient les Good Shoes au Grand Mix de Tourcoing.

20h, ouverture des portes et je me dépêche de m’engouffrer dans la salle pour échapper au froid nordiste, pinçant.
Léger arrêt au stand merchandising histoire de voir ce qui est proposé par le groupe ainsi que les prix pratiqués, très généreux, avant de retrouver l’atmosphère chaude et joviale qui donne tout son charme au Grand Mix.

Ce soir le public n’est pas vraiment venu en masse pour accueillir ceux qui vont ouvrir le bal: les anglais de Good Shoes.
C’est avec un plaisir mêlé d’étonnement que j’accueille ces deux nouvelles.
Pour la première, je pensais qu’avec deux albums en poche et surtout après l’excellent Think Before You Speak, le groupe susciterait plus d’engouement que ça.
Pour la seconde, le fait que la formation anglaise lance la soirée me ravit assez, mes oreilles faisant les sourdes aux Kasiokids. Même s’ils ne méritent pas de figurer en tant que première partie, cela m’a permis de passer une fin de soirée des plus agréables. Je reviendrai dessus un peu plus loin.

Peu importe, les quatre anglais entrent sur scène dans un silence à peine perturbé par quelques spectateurs.
Steve et Rhys enfourchent leurs guitares, William empoigne sa basse et Tom s’installe à la batterie. A peine le temps de regarder si tout est prêt que The Way My Heart Beats ouvre le set, suivi de près par un autre titre issu du nouvel opus, No Hope, No Future.
La première nous claque aux oreilles, excellente manière d’annoncer la suite.
Les têtes s’agitent, les pieds tapent le rythme et sans prendre le temps de la pause, Then She Walks Away est balancée.
On retrouve dans ce titre quelques sonorités à la Foals, efficace.
Puis on bascule dans le registre du premier album avec All My Head qui a le mérite de ne faire qu’accentuer le rythme effréné qu’est en train de prendre ce concert.
Tout va déjà très très vite. On se retrouve à la moitié de l’exercice que l’on se rend compte qu’on a pas vraiment vu passer In The City, Our Loving Mother In A Pink Diamond ou encore Ice Age.
C’est assez propre, le groupe est minutieux dans son jeu. En même temps, face à un public généralement plus attentif qu’expressif, la place à la fausse note n’est pas au goût du jour. A la fin du concert, après avoir fait un parallèle entre la France et l’Angleterre, William me confie au détour d’une Chimay Bleue qu’il aime jouer face à un public comme ce soir, le qualifiant de “captivé”. “On est poussé à jouer à 100%. En Angleterre, si on joue mal, le public ne s’en aperçoit pas. Ils sont dans leur truc. Ici ou dans d’autres pays le public est attentif au jeu. Les gens sont exigeants et c’est une bonne chose.”
Revenons en au concert. Il se poursuit, l’intensité ne faiblissant que très rarement comme sur Everything You Do ou encore City By The Sea. Prétexte pour mieux repartir? Probablement car la suite se fera sans arrêt. Au programme: Never Mean’t To Hurt You, Times Change, Small Town Girl mais surtout un duo-final placé sous l’égide d’Under Control et Modern.
C’est déjà la fin, le groupe se retire et ne joue pas les prolongations. A mon tour je quitte ma place et quelques instants plus tard les Good Shoes s’improvisent commerciaux au stand merchandising.

L’affluence se dissipe peu à peu, je peux m’approcher des artistes et leur accueil est à la hauteur de mes attentes. Très accessibles, je reste là à leur parler pendant tout le set des Kasiokids. Echange d’informations (passage en France en mai), séance photo, discussions sur la musique et le choix de William pour les NME Awards 2010. Je reste essentiellement avec Steve et William, deux gars bien posés, les pieds sur terre. On trinque quelques bières avec d’autres fans et je me retrouve à leur conseiller la délicieuse karmeliet qu’ils se sont promis de goûter. Le temps passe, les discussions continuent puis il est l’heure pour moi de m’en aller, on se file nos mails et on se dit à très bientôt.

Javi