Retour sur le Teenage Cancer Trust

La semaine passée se déroulait à Londres le Teenage Cancer Trust dans la mythique salle du Royal Albert Hall. Outre des noms comme Them Crooked Vultures, The Special ou encore The Who dont Daltrey est le membre fondateur du TCT, deux soirs nous ont attirés. En effet, vendredi dernier Dance Little Transistor a fait son paquetage direction l’Angleterre pour assister au retour de Noel Gallagher depuis la séparation d’Oasis au festival Rock en Seine de Paris mais également pour assister au concert de la formation de Sheffield, j’ai nommé les Arctic Monkeys.

Noel Gallagher, 26 mars.
C’est en annonçant un double concert au Royal Albert Hall les 25 et 26 mars que Noel Gallagher, l’un des artistes les plus fidèles à la cause du Teenage Cancer Trust, a annoncé son retour sur le chemin de la scène.
Ici comme s’il était chez lui, c’est dans une atmosphère cosy qu’il déroule son set constitué des plus grands classiques qui ont fait le succès d’Oasis.
Et c’est avec clin d’oeil plus malicieux que jamais qu’ It’s Good To Be Free lance la soirée.
Noel est certes libre depuis la séparation de la formation mancunienne mais il n’est pas pour autant décomplexé. Pas décomplexé car trop sage dans son set.
En effet, même si le moment vaut amplement son (lourd) pesant d’or, Noel Gallagher ne prend pas vraiment de risques dans ce concert solo qui, pour les puristes, était une belle occasion pour lui de lancer en grande pompe sa carrière solo.
Cette petite pointe de déception étant annoncée, nous pouvons passer aux titres joués. Ne boudons pas notre plaisir, même si sa tournée de 2006 nous avait habitués à ce type de setlist, c’est toujours avec une grande émotion que nous entonnons les chefs d’oeuvre suivants:
It’s Good To Be Free
Talk Tonight
Fade Away
Cast No Shadow
Half The World Away
Don’t Go Away
The Importance Of Being Idle
Listen Up
Sad Song
Wonderwall
Rockin Chair
Slide Away
Digsy’s Dinner
Whatever
// RAPPEL //
The Masterplan
Married With Children
Don’t Look Back In Anger
Ce soir la communion entre l’artiste et son public a quelque-chose de spécial, de beau, comme si de vieux amis se retrouvaient. Chaque chanson est chantée en choeur, accompagnant ainsi la chorale et l’orchestre composé pour l’occasion mais aussi,Terry Kirkbride à la batterie, Gem Archer à la traditionnelle lead guitare et Jay Darlington aux claviers.
Ces derniers noms ont de quoi surprendre quand on pense aux événements d’août dernier.
Le set composé de 14+3 titres met surtout en avant la période Definitely Maybe/Morning Glory. Seule la récente The Importance Of Being Idle vient perturber ce véritable moment de nostalgie.
A en observer le public, tous types de générations sont représentés. Toutes ont vécu et grandi à plus ou moins long terme avec Oasis et toutes saisissent l’énorme chance qu’elles ont d’être là ce soir, partageant ce grand moment dans l’une des plus belles salles au monde avec l’un des plus grands artistes de ce monde.
C’est un Noel en assez belle forme, rieur et ironique comme à son habitude que nous retrouvons. Le pantouflard au monosourcil n’a pas perdu de sa superbe, ni de sa voix ce qui laisse présager que du bon pour la suite. Le set est à peu de chose près le même qu’à l’édition 2007 du Teenage Cancer Trust, le britannique préférant remplacer The Butterfly Collector (The Jam cover), All You Need Is Love (The Beatles cover) et There Is A Light That Never Goes Out (The Smith cover) par Rockin’ Chair, Digsy’s Dinner, Whatever et The Masterplan.
A l’heure où le frangin est en préparation de son premier album post-Oasis, Noel Gallagher prend donc son temps. On attend la suite avec impatience.
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Arctic Monkeys, 27 mars.
Après deux premières parties pour le moins soporifiques c’est sur les coups de 21h30 que les Arctic Monkeys entrent sur scène devant un public impatient. Ce soir encore le Royal Albert Hall affiche complet, ou presque. Traditionnellement sur cette tournée c’est à pas feutrés que Dance Little Liar ouvre la marche. Préférant une montée en puissance plutôt qu’un gros son d’entrée, Turner et sa bande entrent parfaitement dans ce concert. La voix est posée, les enchainements sont propres, l’acoustique de la salle rend l’énergie déployée parfaite avec un son tout bonnement excellent. Dans un lieu de ce standing on ne pouvait s’attendre à autre chose. Tout ce qu’ils tentent est efficace. Bien installé derrière le reste du groupe, Matt Helders nous balance une fois de plus tout son talent en assenant violemment sa batterie un moment, avant de la caresser du bout de ses baguettes l’instant d’après. Les guitares sont aiguisées, tranchantes et les claviers viennent donner un peu plus d’ambiance au tout. Au sortir de ce concert tout le monde s’accorde à dire que c’était un grand concert. Cependant, une fois l’événement passé de quelques jours, certains points sont critiquables.
Malgré l’excellente performance sur chaque morceau, on ne peut que constater une fois de plus le déséquilibre de la setlist qui penche très largement du côté de leur dernier album, Humbug. Certes, lorsqu’un nouvel opus sort on se doit de le défendre en live mais on regrette tout de même l’absence de véritables hymnes comme Leave Before The Lights Come On, A Certain Romance ou encore Mardy Bum. Et à voir et à entendre l’engouement suscité par When The Sun Goes Down, on se demande vraiment pourquoi les Arctic Monkeys n’écoutent pas plus les attentes de leur public. Humbug est un excellent album, cette tournée l’est un peu moins ce qui n’empêche pas de passer de splendides soirées avec la formation anglaise. Le paradoxe Monkeys.
Dance Little Liar
Brianstorm
This House Is A Circus
Still Take You Home
Potion Approaching
Red Right Hand
My Propeller
Crying Lightning
Catapult
The View From The Afternoon
I Bet You Look Good On The Dancefloor
Secret Door
Cornerstone
If You Were There, Beware
Pretty Visitors
Do Me A Favour
When The Sun Goes Down
//RAPPEL//
Fluorescent Adolescent
505
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